Le sexisme, du déni à la mise en visibilité

Conférence de Brigitte Grésy

JEUDI 17 NOVEMBRE 2016 À 18h30
UNIVERSITÉ DE GENÈVE – UNI MAIL SALLE MR290
SOIRÉE D’OUVERTURE

L’égalité entre les femmes et les hommes progresse mais plus lentement qu’on ne l’espérait. Des résistances se font sentir et l’on constate même parfois des régressions. La cause en est les stéréotypes de sexe qui peuvent aboutir au sexisme, réalité polymorphe et inégalement reconnue dans les institutions. Ses ressorts sont le plus souvent cachés et difficiles à identifier, mais les conséquences en sont bien réelles. Le sexisme a des répercussions directes à la fois sur le bien-être au travail et sur le sentiment de compétence et de légitimité des personnes qui font l’objet de discriminations sexistes. Frein  à l’égalité professionnelle, il est nécessaire d’en identifier les mécanismes et les manifestations pour pouvoir le combattre et lutter contre la souffrance et le mal être qui en résulte.

Cette conférence est suivie de deux ateliers qui auront lieu le 18 novembre, SEXISME : DETECTER ET REAGIR, inscriptions: www.unige.ch/egalite

Brigitte Grésy

©DR

Brigitte Grésy
Agrégée de grammaire, Brigitte Grésy enseigne quelques années avant de rejoindre le ministère de l’Industrie à sa sortie de l’Ecole nationale d’administration (l’ENA). Ministère où elle dirigea notamment le cabinet du directeur des stratégies industrielles. Elle se consacre ensuite pendant quinze ans aux questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord comme cheffe du service des droits des femmes et de l’égalité puis comme directrice de la ministre en charge de ces questions.
Nommée inspectrice générale des affaires sociales, elle a été chargée par les différentes ministres de l’égalité de l’élaboration de plusieurs rapports : l’image des femmes dans les médias en 2008 ; l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en 2009 ; l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et familiales en 2011 ; les experts, bilan d’un an d’autorégulation, en 2011 ; le poids des normes dites masculines sur la vie professionnelle et personnelle d’hommes du monde de l’entreprise en 2012 ; l’égalité entre filles et garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance en 2013. Après avoir été vice-présidente et rapporteuse de la Commission sur l’image des femmes dans les médias, elle est aujourd’hui Secrétaire générale du conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (HCE).

INFOS PRATIQUES
Site internet:
 www.unige.ch/egalite
Entrée libre

Production Service égalité de l’Université de Genève

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