A PROPOS

La prévention des violences constitue la thématique de cette première Biennale du genre. Les constats concernant la prégnance des violences et insultes sexistes et homophobes, au cœur des écoles et dans les espaces publics, sont fréquemment exprimés par les professionnel-le-s et associations de terrain. Ce souci a donc été repris par les partenaires du projet Biennale du genre, pour en faire un axe prioritaire de réflexion par le biais de différents modes d’expression, artistique, culturel et interactif.
Colette Fry, pour le BPEV

Construire un environnement de travail et de recherche exempt de toutes formes de discrimination, voilà un des défis que nous relevons grâce à ce genre d’événement. Le sexisme s’immisce encore dans les relations de travail à l’université comme ailleurs en faisant de lourds dégâts. L‘information, la sensibilisation et le travail mené en partenariat avec les différents acteurs et actrices impliquées en amont et en aval des études et des carrières académiques sont primordials pour enrayer ces pratiques insidieuses et discriminantes.
Brigitte Mantilleri, pour le Service égalité UNIGE

Dans le cadre de la prévention des violences de genre, l’éducation est un incontournable vecteur. L’objectif de la formation continue destinée aux enseignant-e-s et au personnel encadrant les élèves sera, lors de cette première Biennale du genre, de prendre conscience de la dimension genrée dans les violences scolaires pour agir, c’est-à-dire concevoir ensemble des outils de gestion et d’actions, des projets pédagogiques d’établissement afin de développer un sens des responsabilités de chacun-e à son niveau dans la lutte contre ces violences.
Bernadette Gaspoz, pour le DIP

Le rôle de l’art dans les questions de société est primordial. Les arts vivants sont en première ligne pour expérimenter de nouveaux rapports entre êtres humains et pour redessiner les contours d’une société plus équitable. A ce titre, le théâtre joue un rôle vital et prend tout son sens lorsqu’il devient force de propositions et que la scène devient le lieu de tous les possibles.
Les artistes inspirés par les problématiques de genre sont nombreux et nombreuses. Je dirais que la valeur sur laquelle ils se rejoignent est le désir de réinvestir et de réécrire les rapports de genre sans condamnation, sans leçons, mais plutôt sous la forme d’une invitation à expérimenter des terrains en friche.
Dans le cadre du partenariat avec le Bureau de l’égalité et de prévention des violences domestiques et le Service égalité de l’Université de Genève, le Théâtre du Grütli s’est engagé à participer à la programmation artistique de la Biennale et a souhaité contribuer à la réflexion qui sous-tend les choix globaux de la manifestation.
Le lien étroit tissé entre un lieu culturel et des institutions publiques est une grande force de ce projet. En effet, cette biennale est le fruit d’une collaboration, d’un échange de pratique et de réflexion. La Biennale du genre se veut donc avant-tout un lieu de réflexion et une mise en commun des forces de chacun et chacune.
La Biennale du genre a pour ambition de réunir ses différents partenaires autour d’une réflexion de fond sur la société et sur la façon dont on souhaite vivre ensemble. Elle replace le Théâtre au coeur de ce qu’il est : un lieu de démocratie, de discussion, et d’échange.
Rachel Lam, pour le Théâtre du Grütli

© Marion Wyss

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